La première chartre communale de la ville date de 1144 et en 1220,
après sa confirmation par Philippe-Auguste, l'Hôtel de Ville de Rouen s'installe dans la
rue du Gros-Horloge.
Devenu trop petit, il est reconstruit en 1607 par Jacques Gabriel (arrière grand-père de
l'architecte de la place de la Concorde à Paris) dans un style florentin à bossages. Sa façade
coté rue du Gros-Horloge a été restaurée en 1982. Dès le 18°
siècle il s'avère à l'étroit.
Ancien Hôtel de Ville en 1921
Plan en 1738
L'hôtel de ville et ses dépendances s'étendaient de la rue du Gros-Horloge à la rue aux Juifs.
Ancien Hôtel de Ville en 2005
On envisage alors d'en construire un nouveau à l'Ouest de la ville, associé
à une grande place au Vieux-Marché. Les travaux débuteront en 1758 sur les plans de Mathieu
Lecarpentier.
Ce projet grandiose comprenait l'hôtel de Ville, une vaste place carré à la
place du Vieux-Marché et de vastes voies vers la Cathédrale à l'est
(qui aurait nécessité la destruction du Gros-Horloge) et le
Lieu de Santé à l'ouest (actuelle préfecture).
Les travaux seront interrompus en 1765. Il ne reste de ce début de construction que quelques fondations dans la rue Thomas
Corneille et une maquette (réalisée en chêne en 1758 par un menuisier
rouennais) visible au musée des Beaux-Arts.
L'abbaye de Saint Ouen étant désaffectée depuis
novembre 1790, l'hôtel de Ville déménagera à nouveau le 30 mai
1800 pour être installé dans ce lieu ou il se trouve toujours aujourd'hui.
L'Hôtel
de Ville et l'abbatiale Saint Ouen
L'Hôtel de Ville avant l'incendie de 1926
L'Hôtel de Ville côté place
et côté jardin
Depuis 1865 (pendant le Second Empire), la statue de Napoléon 1er
trône sur la place devant l'Hôtel de ville.
Elle est l'œuvre de Vital Dubray (1813-1892), son piédestal celle de Louis Desmarest et son bronze provient des canons
saisis à la bataille d'Austerlitz. Seule statue équestre de Rouen, elle a échappé
de peu à la fonte sous la troisième République puis à nouveau pendant la seconde guerre mondiale.